Les origines et business des œufs de Pâques

Article les origines et business des chocolats de Pâques
Les origines et business des œufs de Pâques
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Temps de lecture : 4 minutes

Petits et grands nous attendons tous Pâques pour dévorer ou déguster des œufs en chocolat. Connaissez vous les origines de cette pratique? Connaissez vous le poids économique de cette tradition? Non? Alors l’article est pour vous. Vous allez être incollable sur le chocolat. 

Les origines des œufs de Pâques : 

A quand remonte la tradition des œufs de Pâques? Elle remonte à la nuit des temps. Différents peuples pratiquaient des rites similaires  en même temps sans le savoir.

Les Égyptiens et les Perses : 

En effet pour les Égyptiens et les Perses, l’œuf était le symbole de renouveau, de vie. Ils avaient pour tradition de s’offrir un œuf au printemps. 

En Gaulle : 

Ensuite, les druides teintaient les œufs en rouge en l’honneur du soleil.

Du Moyen-Age au XVII ème siècle :

Puis  du Moyen-Age au XVIII ème siècle, Il était interdit de manger des œufs pendant le Carême. Ils étaient conservés pour être décorés.

Ensuite, Louis XIV lors de la Semaine Sainte exigeait d’avoir Le plus gros œuf du Royaume. Le jour de Pâques il distribuait des œufs peints à la feuille d’or à ses courtisans.

Au XVIII ème siècle : 

Plus tard au XVIII ème siècle, l’idée vint de vider les œufs pour les remplir de chocolat (son process est maîtrisé depuis un siècle) pour marquer la fin de la période des privations du Carême. 

Le chocolat en 2019  : 

Depuis la tradition s’est perpétuée et elle s’est fortement développée depuis l’arrivée du cacao en Europe par les Conquistadors Espagnols. 

D’où vient le cacao?  

L’Afrique est leader en production de fève de cacao. La répartition est la suivante : 

      • 37% en Côte d’Ivoire, 
      • 21% au Ghana, 
      • 10% au Nigéria 
      • 10% en Indonésie, 
      • 7% au Cameroun, 
      • 5% au Brésil, 
      • 5% en Equateur, 
      • 2% au Pérou, 
      • 2% au Togo
      • 1% en République Dominicaine

L’industrie : 

L’industrie du chocolat est constituée par 120 entreprises qui emploient plus de 30 000 personnes. Elles ont fabriqué plus de 553 650 Tonnes de chocolat en 2017.

Le cacao durable :

L’introduction de la certification doit permettre une amélioration des conditions sociales et environnementales dans les exploitations. Pour cela les trois principaux organismes de normalisation – UTZ Certified (UTZ),
Rainforest Alliance / SAN (RA), et Fairtrade International (FT) – ont établi des normes à l’aide de critères semblables mais néanmoins différents, chacun ayant ses propres domaines d’intervention et sa propre « théorie du changement »
. Ces critères sont mis à jour régulièrement : UTZ a publié au printemps 2014 une nouvelle norme qui comprend un nouveau cadre pour le travail des enfants au niveau des communautés ; RA est dans les dernières étapes d’un processus semblable de révision de ses critères mais les changements ne sont pas encore publiés ; enfin, FT a lancé une nouvelle norme pour la main-d’œuvre salariée qui est entrée en vigueur à la mi-2014. Le tonnage de cacao certifié continue d’augmenter mais accuse un ralentissement après quelques années de croissance remarquable.
Tonnage certifié (source baromètre du chocolat 2015)

La production de cacao certifié

La consommation : 

La France est le 8 ème pays consommateur en Europe.  Il va falloir faire des progrès !!! Nous dégustons 7,3 kg et par habitants soit plus de 403 000T en 2017. En effet, le podium est détenu par l’Allemagne, la Belgique et la Suisse. C’est un marché en croissance (+1% en volume et +3% en valeur). Le chiffre d’affaires du secteur est d’environ 3,280  milliards d’euros.  97% des Français consomme au moins une fois du chocolat par semaine. Décrié pour ses calories le chocolat permet de combler 97% des apports journaliers en fer et 85% des besoins en magnésium. C’est pas mal et meilleur que les épinards !!!

Les produits : 

Quels chocolats consommons nous le plus? 

Nous privilégions le chocolat au lait (70%) puis le noir (30%).  Ils sont consommés sous diverses formes : 

 – 33% en tablette, 

 – 27% en confiserie, 

 – 19% en pâte à tartiner, 

 – 12% en cacao en poudre, 

 – 9% en barre.

La distribution : 

70% des chocolats sont achetés en grandes surfaces. Les 30% restant sont partagés entre les chocolatiers, les boulangers, les détaillants, les stations services… Nous avons de multiples possibilités pour acheter ces délices.

Les exportations : 

Mine de rien le chocolat participe à l’économie nationale. En effet, 63% de la production s’exporte. On peut vraiment en manger davantage !!!. Les principaux pays clients sont majoritairement les pays européens (87%)

Et pour Pâques? 

94% des Français associent Pâques au chocolat. Ils sont vraiment gourmands !!!  Le budget moyen consacré aux chocolats de Pâques est de 20€. Nous privilégions les œufs puis les lapins et le coq.  Pour cette occasion le poids des grandes surfaces est plus prépondérant puisqu’elles concentrent 75% des ventes. En 2017 les professionnels ont vendu près de 14 500T de chocolat  pour cette fête. Malgré la gourmandise des Français les tonnages sont à la baisse depuis 2015. En effet, nous perdons ente 1,2% et 1,5% tous les ans. Ces joursci les professionnels sont au taquet car ils vendent 48% des produits sur la semaine précédant Pâques. En moyenne nous achetons 900g par passage en caisse. Ainsi pour les chocolatiers Pâques est la troisième période importante dans l’année. En effet, elle représente 20% du CA contre 30% pour Noël. 

Les principales sources de l’article proviennent du Syndicat du chocolat, du baromètre du chocolat et d’une étude de marché que j’ai réalisé sur le cacao. L’infographie résume l’article. 

Les origines et business des chocolats de pâques

 

Et vous, êtes-vous chocolat noir ou lait? 

Préférez-vous déguster des œufs, des lapins ou des poules en chocolat? 

 

La Rose Des Ventes

Cabinet de conseil en stratégie commerciale éthique. 

 

 

La guerre des fromages

La guerre des fromages
Avez vous aimé l\\\'article?

A l’occasion de la Journée du Fromage je vous propose un décryptage de son marché. Comment consommons nous ce met? Quelles sont les tendances? 

Le marché du fromage 

Le Général de Gaulle avait appelé la France le pays du fromage : il avait raison. En effet l’Hexagone compte plus de 1 200 fromages différents soit plus de 1,87 millions de Tonnes produites en 2017. Il faut presque en découvrir 3 par jour sur un an pour tous les connaître!!!  45 fromages sont protégés par une A.O.P et 9 par une I.G.P.  Le marché pesait plus de 7 milliards d’euros en 2016. Il est en croissance. Encore un secteur qui va bien en France !!! Cocorico! il faut dire qu’il est soutenu par la consommation locale. Nous sommes les premiers consommateurs au monde de ce met avec plus de 26 Kg par an. En effet 92% des Français consomme au moins une fois par semaine du fromage. En France le fromage c’est culturel. Mais lesquels préférons nous? 

Quels fromages? 

Le choix est vaste. Pour s’y repérer on peut les classer par origine. 

      • 91,6% sont issus de lait de vache, 
      • 5,3% sont issus de lait de chèvre, 
      • 3,1% sont issus de lait de chèvre, 

La production de fromage de lait de chèvre baisse de 1,3% alors que celle de lait de brebis progresse de 0,7%. 

Le segment du fromage de lait de vache se catégorise par type de pâte : 

      • pâte molle : 40,7%
      • pâte pressée cuite : 23% 
      • pâte persillées : 6% 
      • pâte fondue : 3;3% 

Evolution de la consommation : 

Initialement le fromage était consommé en fin de repas. Petit à petit il s’installe pendant le repas jusqu’à l’apéro. Sa progression est significative depuis 8 ans. Il a pris 9% de part de marché sur les produits apéro. Les chips et les cacahuètes n’ont qu’à bien se tenir : le fromage est là !!!

Les ventes de ce segment sont très saisonnières car 27% du tonnage est vendu entre juin et août et 21% en décembre. Si aujourd’hui le marché de l’apéro représente 1% du marché du fromage ce pourcentage ne peut que croître car 40% des Français consomment 2,1 apéritifs par semaine. Il y a donc une réelle progression possible. 

Snacking : 

Le fromage continue de sortir de son positionnement  de fin de repas en étant consommer quand on le veut comme des friandises. les formats d’emballage jouent dessus. Les jeunes en sont friands. 

Vromage : 

Il s’agit de fromage pour les végans. Le lait n’est pas issus de vache, brebis ou chèvre mais de végétaux. La demande explose. 

Les box fromage :

Elles se développent car elles permettent de découvrir des pépites gustatives. En outre, elles surfent sur la vague des produits artisanaux. 

Le click and collect :

4/5 des fromages sont achetés en grandes surfaces. Pour résister les crémiers misent sur le click and collect. Pour le moment les retours sont prometteurs. 

 

Et vous,  comment consommez-vous le fromage? 

 

 

La Rose Des Ventes

Cabinet de conseil en stratégie commerciale éthique

La guerre des eaux

La guerre des eaux
La guerre des eaux
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Pour la Journée Mondiale de l’Eau je vous propose un article sur la guerre des eaux. En effet il existe une diversité de l’eau. Cet élément basique de notre quotidien est plus complexe que nous le pensons. Penchons nous sur ce business pour le comprendre. 

Les eaux : 

Pour faciliter la compréhension du marché commençons par  les caractéristiques de chaque eau. 

Eau minérale naturelle : 

Elle provient de source souterraine préservée de toute pollution. La boisson n’a subit aucun traitement de désinfection. Elle contient sa pureté originelle et les teneurs sont garanties dans le temps. Le breuvage apporte un bénéfice santé. La France a 88 sources d’eau minérales. Il est consommé en France plus de 4,5 milliards de litres par an. 

Eau de source :  

Il s’agit d’une eau souterraine. Elle n’est pas tenue à la stabilité de ses teneurs dans le temps. Les Français boivent plus de 3,8 milliards de litres par an

Les tendances du marché : 

Les Français privilégient l’eau du robinet mais la consommation d’eau en bouteille progresse. Quels sont les facteurs qui déterminent leurs choix? 

La perception de la qualité : 

En 2018 le baromètre de la perception de la qualité de l’eau indiquait que 2/3 des Français boivent de l’eau du robinet. Les 3/4 de ces consommateurs achètent occasionnellement de l’eau en bouteille. 

Le gout : 

38% des Français pensent que l’eau en bouteille est meilleure. 47% des Français estiment manquer d’informations sur la qualité de l’eau du robinet. 

L’écologie :

Consommer de l’eau du robinet est plus écologique car cela n’engendre pas de production de plastique ni dégagement de CO2 pour le transport. 

Economique : 

L’eau du robinet est entre 100 à 300 fois plus économique que l’eau en bouteille. Le budget peut atteindre 1 000€ par an pour une famille qui achète des packs d’eau. Elle ne s’en rend pas comte car c’est inclus dans les courses. Cela représente la moitié du budget vacances. !!!

Facilité : 

Tourner le robinet est un acte plus facile qu’aller au supermarché et remonté les packs d’eau à la maison . 

Pratique  :

L’eau en bouteille est plus pratique car on peut l’emmener partout (travail, sport, randonnée..). Le développement du marché des gourdes est en train d’affaiblir cet argument. 

Et le marché de l’eau en bouteille? 

Le marché est colossal car il se fait 175 ventes par secondes en France. Le C.A. du secteur est de plus de 2 milliards d’euros ce qui représente plus de 8,3 milliards de litre d’eau. Je vous avez prévenu c’est colossal. 

Les minéraliers :

Malgré la taille du marché les acteurs sont peu nombreux. En effet les trois premiers détiennent 80% des parts de marché.

NESTLÉ WATERS : 

Les marques du groupe sont : VITTEL, CONTREX, PERRIER, SAN PELLIGRENO, HEPAR, VALVERT, NESTLÉ PURE LIFE. Elles assurent la place de leader en France avec une part de marché de 32,4%

DANONE : 

Le portefeuille est composé d’ EVIAN, BADOIT, VOLVIC, SALVETAT et TAILLEFINE permet de produire plus de 3,2 milliards de bouteilles par an. La France est le 3 ème marché pour le groupe après la Chine et l’Indonésie. 

ALMA : 

Le groupe ALMA détient les marques St YORRE, VICHY CÉLESTINS, THONON, PIERVAL, CRISTALINE, VERNIERE, ROZANA, CHATELDON, COURMAYEUR, MONT BLANC, MONTCALM, SAINT AMAND, SAINT ANTONIN, VALS

OGEU : 

Le leader des eaux régionales avec OGEU, PLANCOET, QUEZAC, CHEVREUSE, SAINTE BAUME, VALECRIN. Le groupe produit 350 millions de litres par an pour un C.A de 75 millions d’euros. 

Les minéraliers sont peu nombreux mais il s ont une multitude de marques. Comment le consommateur peut il les identifier?  Pour cela les entreprises investissent en communication et en innovation. Les principaux axes sont : 

 – le conditionnement ( bouteille avec tétine, format adapté aux sportifs…) 

 – les eaux aromatisées

 – le régionalisme et un acte locavore. Les  ventes PLANCOET progressent de 4,5% 

Et l’écologie ? 

Les minéraliers sont soucieux de l’environnement car ils doivent protéger leur avenir en protégeant leurs sources de toute pollution. Les conséquences seraient dramatiques. 

Ils sont également conscients de l’impact de leurs plastiques. Quelles sont leurs actions pour les réduire :

Mise place des communication sur le recyclage, 

 – Bouteille en PET (plus neutre et plus léger) et 100% recyclable. 

 – Lemon Tri : machine qui échange des euros contre les bouteilles rapportées, 

Chaque groupe met en place des actions supplémentaires : 

 – Danone a mis en place un partenariat avec PILOT pour que ce dernier produise les stylos B2P. Ils sont réalisées à partir des bouteilles recyclées de Danone. 

 – VITTEL et PUR PROJET replantent un million d’arbres en Amazonie et préserve 30 000 Ha de forêt primaire. Ils ont également replanté 10 000 arbres dans les Vosges. 

L’avenir : 

OOHO ! est peut-être la solution pour consommer de l’eau partout sans plastique. C’est l’alternative entre l’eau en bouteille et du robinet. Il s’agit d’une membrane comestible et totalement biodégradable qui renferme l’eau. Les océans vont apprécier. 

L’infographie qui résume le marché de l’eau en bouteille en France en 2018. 

Le marché des eaux en bouteilles en France en 2018
Quelque soit votre mode de consommation de l’eau économisez la car malheureusement elle devient de plus en plus rare. N’oubliez pas que plusieurs communes du Doubs ont été approvisionnées par camion citerne car il n’y avait plus d’eau au robinet. 

Et vous comment consommez vous l’eau? 

 

La Rose Des Ventes 

Cabinet de conseil en stratégie commerciale éthique. 

 

L’histoire et le business de la Route du Rhum

L'histoire et le business de la Route du Rhum
L’histoire et le business de la Route du Rhum
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Les 123 marins de la 11 ème Route du Rhum viennent de s’élancer de Saint Malo pour relier Point à Pitre. Les plus rapides vont atteindre les plages de la Guadeloupe en une semaine.  Cette  édition fête les quarante ans de la course. Comment est elle née ? Pourquoi l’appelle t on la Route du Rhum? Pourquoi est elle aussi populaire ? Comment fonctionne cette course?  Afin de la comprendre revenons sur sa création. 

Comment est née la Route du Rhum? 

La Route du Rhum est née suite à un faisceau de faits. En effet :

Le changement des règles de The Transat

Suite à l’édition de 1976 les organisateurs renforcent le règlement de la course britannique en limitant la taille des bateaux et le nombre de bateaux. De nombreux marins sont mécontents et cherchent une nouvelle course pour se surpasser. 

Le rhum : 

En parallèle, les professionnels du rhum cherchent des solutions pour relancer la consommation de l’alcool issu de canne à sucre. La rencontre de Bernard HASS (secrétaire  général du syndicat des producteurs de sucre et de Rhum des Antilles), Florent de KERSAUSON (businessman) et Michel ETEVENON (entrepreneur dans le monde du spectacle) pose les fondations de la course.  Les hommes politiques ont vu dans ce projet une vitrine touristique. C’est ainsi qu’est néé la course. 

Pourquoi la Route du Rhum est elle aussi populaire? 

En quarante ans la course a fait rêver de nombreuses générations. Pourquoi sommes nous aussi fascinés? Même si nous ne sommes pas marins nous pouvons être subjugués par ces hommes et femmes. En effet ils nous paraissent être des héros car : 

 – ils traversent l’Atlantique seul sur leur bateau. 

 – ils affrontent un océan par fois déchaîné. En 1998 sur 18 multicoques au départ seuls 3 ont atteints la Guadeloupe. 

 – ils domptent des bateaux qui sont pour les plus grands plus de 30 fois plus grands qu’eux. 

 – les exploits technologiques boostent les bateaux. Les foils qui ne font plus naviguer mais voler les bateaux. En effet en 1978 Mike BIRCH a remporté la première édition en 23 jours et Loick PEYRON fit le même trajet en 7 jours en 2014. Les côtes ne se sont rapprochées en 40 ans ceux sont les bateaux qui ont progressé. 

– une belle course jusqu’au bout. En mer rien n’est gagné d’avance. Les rebondissements peuvent arriver n’importe quand. En 1998 Franck CAMMAS a démâte seulement 5 heures après le départ. En 1978 le vainqueur n’avait que 98 secondes d’avance sur son prédécesseur. 

Près de deux millions de personnes étaient attendues en Bretagne pour encourager les marins. 

Les médias relaient parfaitement l’événement grâce aux 900 journalistes accrédités et aux 67 heures de Télévision prévues. 

Pourquoi la course attire autant de marins? 

Ouverture différents types de bateaux: 

La Route du Rhum a la particularité d’être ouverte à six catégories de bateaux qui concourent en même temps. En effet les monocoques croisent les multicoques. Les catégories sont les Class40, Imoca, Rhum Mono, Multi50,Rhum Multi, Ultime.

Ouverture aux amateurs 

La seconde particularité est d’être ouverte aux professionnels et aux amateurs. Si vous savez navigué pour traverser l’Atlantique et que vous avez un budget pour faire la course vous pourrez vous frottez aux élites.  Le dépassement de soi est assuré car les bateaux foncent jours et nuits  dans un vacarme assourdissant. Il faut toujours veiller pour garder le cap, éviter les obstacles (bateaux, les animaux…). Cette année le record de participation est battu avec 123 bateaux engagés.  Le benjamin de la course a 24 ans (Nils BOYER) et le doyen est Bob ESCOFFIER (70 ans)

D’un point de vue business comment une entreprise peut elle surfer sur la Route du Rhum? 

Le partenariat : 

Il existe plusieurs partenariats possible pour accompagner cette course. L’entreprise peut-être 

partenaire majeur exclusif 

Il s’agir de la région Guadeloupe

partenaires principaux, 

Ils sont quatre (la ville de St Malo, la région Bretagne, la région Guadeloupe et Banque Populaire

partenaires officiels, 

Ils sont huit dont YEMA (chronométreur officiel). L’entreprise bisontine validera  les temps des marins. 

partenaires médias, 

Nous retrouvons la presse régionale Ouest France et le Télégramme. Ainsi que la presse spécialisée comme Figaro nautisme mais aussi la radio avec France Bleu et France Info. La télévision est présente grâce à France TV et Netflix.  Météo Marine apportera son savoir faire de prévisionniste. 

fournisseurs officiels. 

Dix huit fournisseurs officiels participent à la course d’univers hétérogène. Nous trouvons France Boissons, le transporteur STG, les meubles ROCHE BOBOIS… 

Le sponsoring : 

Comme nous l’avions déjà évoqué dans un article précédent le sponsoring est un excellent outil pour les entreprises. La Route du Rhum a un des meilleurs ratios de sponsoring sportif. Les gains de notoriété spontanée sont impressionnant. En effet SODEBO et AG2R sont passés de 2% à respectivement 35% et 65%  en 20 ans. Etes vous capable de faire mieux avec le même budget sur un autre support? La visibilité de la marque sur un bateau est notable pendant la course mais aussi avant grâce au travail des relations publiques. 

Combien ça coûte? 

Conception/fabrication : 

Le coût de conception et de fabrication des plus grandes embarcations avoisine les 10 à 12 millions d’euros. Le budget annuel des Ultime frôle les 5 millions d’euros. Avoir recours au sponsoring est vraiment indispensable ! 

Inscription :

Les frais d’inscription à la course varient en fonction du bateau.  Pour les ultimes il faut débourser 80 000€ alors que pour les bateaux de la catégorie Rhum multi 6 000€ sont nécessaires. 

Les amateurs n’ont pas les mêmes budgets. En effet Christophe SOUCHAUD sur Cap Handi estime son budget à 90 000€ (assurance, l’inscription, un jeu de voiles neuf, l’hébergement à St Malo et l’équipement de sécurité).

Les gains : 

Les gains sont proportionnels aux bateaux. Le vainqueur en ultime remportera un chèque de 50 000€ alors que le premier en Rhum Mono aura 8 000€.

Les business engendrés : 

Les passagers embarqués

Il existe un business éphémère et rentable autour du départ des bateaux : voir les concurrents au plus près.  En effet plus de 10 000 passagers embarqués sur des canots semi-rigide ou des bateaux traditionnels accompagnent les marins. Pour cela ils déboursent entre 200€ et 700€ par personne. 

Le transport du bateau 

Une fois la course finie le marin peut revenir en métropole en bateau en espérant que la mer ne soit pas démontée.  Sinon il peut prendre l’avion et son bateau rentre sur un cargo. Le coût estimé est de 28 000€. Il peut également opter pour le convoyage pour 15 000€. 

A présent vous connaissez le fonctionnement de la course du Rhum. Etes vous prêt à y participer en tant que marin ou sponsor? 

 

La Rose Des Ventes

Cabinet de conseil en stratégie commerciale éthique